{"id":2327,"date":"2015-06-22T11:07:13","date_gmt":"2015-06-22T09:07:13","guid":{"rendered":"https:\/\/www.bakebidea.com\/?p=2327"},"modified":"2015-06-22T13:13:55","modified_gmt":"2015-06-22T11:13:55","slug":"liberation-a-quand-la-paix-des-basques","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.bakebidea.com\/?p=2327","title":{"rendered":"(Lib\u00e9ration) A quand la paix des Basques ?"},"content":{"rendered":"<div id=\"attachment_2329\" style=\"width: 310px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><a href=\"https:\/\/www.bakebidea.com\/wp-content\/uploads\/2015\/06\/783030-le-nationalisme-basque.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-2329\" class=\"size-medium wp-image-2329\" src=\"https:\/\/www.bakebidea.com\/wp-content\/uploads\/2015\/06\/783030-le-nationalisme-basque-300x194.jpg\" alt=\"A Bruxelles, en 1993, des militants basques manifestent pour r\u00e9clamer le retour des d\u00e9tenus au Pays basque. (Photo Clemente Bernad. Contrasto-REA)\" width=\"300\" height=\"194\" srcset=\"https:\/\/www.bakebidea.com\/wp-content\/uploads\/2015\/06\/783030-le-nationalisme-basque-300x194.jpg 300w, https:\/\/www.bakebidea.com\/wp-content\/uploads\/2015\/06\/783030-le-nationalisme-basque.jpg 750w\" sizes=\"(max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/><\/a><p id=\"caption-attachment-2329\" class=\"wp-caption-text\">A Bruxelles, en 1993, des militants basques manifestent pour r\u00e9clamer le retour des d\u00e9tenus au Pays basque. (Photo Clemente Bernad. Contrasto-REA)<\/p><\/div>\n<h2 style=\"text-align: justify;\">Quatre ans apr\u00e8s le cessez-le-feu annonc\u00e9 par l\u2019ETA, une conf\u00e9rence r\u00e9unissant \u00e9lus, magistrats et\u00a0ind\u00e9pendantistes s\u2019ouvre ce jeudi \u00e0 l&rsquo;Assembl\u00e9e nationale, \u00e0 Paris. Objectif : tourner la page de la lutte arm\u00e9e.<\/h2>\n<p><!--more--><\/p>\n<div style=\"text-align: justify;\">\u00a0<span class=\"author\"><a href=\"http:\/\/www.liberation.fr\/auteur\/8052-marie-piquemal\"><u><span style=\"color: #0066cc;\">Marie PIQUEMAL<\/span><\/u><\/a><\/span> <span class=\"and\"> et <\/span><span class=\"author\"><a href=\"http:\/\/www.liberation.fr\/auteur\/15584-helene-sergent\"><u><span style=\"color: #0066cc;\">H\u00e9l\u00e8ne SERGENT<\/span><\/u><\/a><\/span> <time datetime=\"2015-06-10T20:07:17\"> 10 juin 2015 \u00e0 20:07\u00a0<\/time>\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0<!--\n<span class=\"comment\">\ncommentaire\n<\/span>\n--><\/div>\n<div id=\"article-body\" class=\"article-body mod\">\n<div style=\"text-align: justify;\">\n<p><em>\u00abParis n\u2019est pas venu \u00e0 nous, donc c\u2019est nous qui venons \u00e0 Paris.\u00bb<\/em> D\u00e9termin\u00e9, Jean-Ren\u00e9 Etchegaray, maire centriste de Bayonne, donne le ton de la conf\u00e9rence humanitaire pour la paix qui s\u2019ouvre ce jeudi au Palais-Bourbon. Paris, symbole de cet Etat si n\u00e9cessaire pour clore l\u2019un des derniers conflits d\u2019Europe. <em>\u00abC\u2019est un peu dur ce que je vais dire, mais avant on parlait de nous en mal \u00e0 chaque bombe de l\u2019ETA. Maintenant, c\u2019est comme si nous n\u2019existions plus.\u00bb<\/em> Jean-Fran\u00e7ois Lefort, dit \u00abLof\u00bb, ind\u00e9pendantiste basque, fait partie des organisateurs de cette journ\u00e9e, qu\u2019il esp\u00e8re historique.<\/p>\n<p>La premi\u00e8re conf\u00e9rence humanitaire pour la paix en Pays basque se d\u00e9roule, dit-il avec fiert\u00e9, <em>\u00ab\u00e0 l\u2019Assembl\u00e9e nationale, troisi\u00e8me sous-sol salle Victor-Hugo\u00bb<\/em>. Les organisateurs le savent, la force de l\u2019\u00e9v\u00e9nement r\u00e9side dans la pluralit\u00e9 de son casting. L\u2019ancien conseiller \u00e0 Matignon et \u00e0 l\u2019Elys\u00e9e Louis Joinet, l\u2019ex-ministre de l\u2019Int\u00e9rieur Pierre Joxe, des \u00e9lus centristes, socialistes, \u00e9cologistes et UMP seront notamment pr\u00e9sents. <em>\u00abOn ne peut pas parler d\u2019une bande d\u2019affreux gauchistes\u00bb<\/em>, s\u2019amuse le magistrat Serge Portelli. L\u2019affiche, atypique, n\u2019est pourtant que<em> \u00abla suite logique d\u2019un processus d\u00e9j\u00e0 entam\u00e9\u00bb<\/em> explique le pr\u00e9sident de la conf\u00e9rence, Louis Joinet.<\/p>\n<p>Cela fait quatre ans que l\u2019organisation s\u00e9paratiste ETA a annonc\u00e9 le cessez-le-feu apr\u00e8s cinquante ann\u00e9es d\u2019une lutte arm\u00e9e qui a caus\u00e9 la mort de plus de\u00a0800\u00a0personnes. Une d\u00e9cision unilat\u00e9rale prise au lendemain de la conf\u00e9rence internationale de Aiete. Ce\u00a017\u00a0octobre\u00a02011, \u00e0 Saint-S\u00e9bastien, une feuille de route est \u00e9tablie pour entamer un processus de paix. En terre basque, une dynamique s\u2019amorce : des \u00e9lus de tous bords parlent d\u2019une seule voix et des mouvements citoyens, comme Bake Bidea (\u00able chemin de la paix\u00bb) s\u2019activent. M\u00e9diateurs, \u00e9lus et militants sont anim\u00e9s par la volont\u00e9 d\u2019\u00e9tablir un dialogue entre l\u2019ETA et les gouvernements espagnols et fran\u00e7ais.<\/p>\n<p>La confiance vacille quand \u00e9clate l\u2019affaire Aurore Martin. Le\u00a01<sup><span style=\"font-size: small;\">er<\/span><\/sup>\u00a0novembre\u00a02012, la militante du parti nationaliste Batasuna, autoris\u00e9 dans l\u2019Hexagone et interdit en Espagne, est livr\u00e9e par la France \u00e0 la Guardia Civil pour ses liens pr\u00e9sum\u00e9s avec ETA. Beaucoup y voient une man\u0153uvre politique du ministre de l\u2019Int\u00e9rieur de l\u2019\u00e9poque, un certain Manuel Valls, pour contrecarrer le processus de paix.<\/p>\n<p><em>\u00abCette affaire aura au moins permis de m\u00e9diatiser la cause basque\u00bb<\/em>, reconna\u00eet Jean-Fran\u00e7ois Lefort, du parti ind\u00e9pendantiste Sortu (ex-Batasuna), l\u00e9galis\u00e9 en mai\u00a02012 par la justice espagnole. Mais le souffl\u00e9 est assez vite retomb\u00e9.<\/p>\n<p>Depuis, les ind\u00e9pendantistes tentent, tant bien que mal, de sensibiliser l\u2019opinion publique autour du conflit basque, seul moyen, pensent-ils, d\u2019obliger le gouvernement \u00e0 agir. <em>\u00abC\u2019est difficile<\/em>, explique Gabi Mouesca, l\u2019ex-prisonnier basque et ancien pr\u00e9sident de l\u2019Observatoire international des prisons (OIP), <em>les attaques, le sang, \u00e7a attire plus l\u2019attention et les journalistes. Mais la r\u00e9solution d\u2019un conflit n\u2019int\u00e9resse plus personne. La paix, c\u2019e n\u2019est pas tr\u00e8s sexy.\u00bb<\/em><\/p>\n<h3>Des d\u00e9tenus en qu\u00eate de droit commun<\/h3>\n<p><em>\u00abIl y a urgence. La souffrance des familles des prisonniers est r\u00e9elle. Il faut leur montrer que les choses bougent\u00bb,<\/em>\u00a0assure Jakes Bortayrou, une figure du mouvement ind\u00e9pendantiste basque Abertzale. C\u2019est l\u2019un des enjeux essentiels aujourd\u2019hui\u00a0: avancer sur la question des prisonniers. Un peu plus de\u00a0400\u00a0sont d\u00e9tenus en Espagne et\u00a096\u00a0en France. Ils sont soumis \u00e0 un r\u00e9gime d\u2019exception, que l\u2019on r\u00e9serve aux terroristes. Souvent incarc\u00e9r\u00e9s dans des prisons \u00e0 l\u2019autre bout de l\u2019Hexagone, ils ne b\u00e9n\u00e9ficient pas de permis de s\u00e9jour, ni des am\u00e9nagements de peine pr\u00e9vus par le droit commun.\u00a0<em>\u00abA terme, nous voudrions la lib\u00e9ration de ces prisonniers politiques et, pour commencer, l\u2019application du droit commun. La r\u00e9solution du conflit doit passer par le traitement de tous les acteurs, les victimes comme les prisonniers\u00bb,<\/em>\u00a0d\u00e9fend avec ferveur Gabi Mouesca, qui a pass\u00e9\u00a017\u00a0ans derri\u00e8re les barreaux. Condamn\u00e9 \u00e0 dix reprises, notamment pour un attentat contre des biens mat\u00e9riels et la participation \u00e0 une fusillade au cours de laquelle un policier a \u00e9t\u00e9 tu\u00e9, raconte-t-il.<\/p>\n<p>Sa pr\u00e9sence jeudi est un symbole fort.\u00a0<em>\u00abJe n\u2019incarne rien d\u2019original mais une r\u00e9alit\u00e9, les cons\u00e9quences du conflit.\u00bb<\/em>\u00a0A l\u2019Assembl\u00e9e nationale, il devrait se retrouver nez \u00e0 nez avec des victimes.\u00a0<em>\u00abNous allons entendre des choses difficiles mais c\u2019est n\u00e9cessaire. Le chemin de la paix passe par l\u00e0\u00bb,<\/em>\u00a0admet-t-il. Le magistrat Serge Portelli, qui s\u2019est investi dans l\u2019organisation de cette conf\u00e9rence, confirme que\u00a0<em>\u00abce moment promet d\u2019\u00eatre fort\u00bb.<\/em>\u00a0<em>\u00abCela ne va pas \u00eatre facile mais c\u2019est une \u00e9tape importante pour avancer.\u00bb<\/em><\/p>\n<p>Il a beaucoup travaill\u00e9 sur la \u00abjustice transitionnelle\u00bb, c\u2019est-\u00e0-dire le r\u00f4le que peut jouer l\u2019autorit\u00e9 judiciaire dans les fins de conflits.\u00a0<em>\u00abCela passe par les commissions de v\u00e9rit\u00e9 et de r\u00e9conciliation, o\u00f9 les victimes et les auteurs d\u2019attentat sont invit\u00e9s \u00e0 s\u2019exprimer, comme cela s\u2019est fait en Afrique du Sud par exemple.\u00bb<\/em>\u00a0Il ajoute\u00a0:\u00a0<em>\u00abNous n\u2019en sommes pas l\u00e0 encore dans la r\u00e9solution du conflit basque, mais disons que c\u2019est un point de d\u00e9part.\u00bb<\/em>\u00a0En cinquante\u00a0ans de conflit arm\u00e9, les attentats de l\u2019ETA ont provoqu\u00e9 la mort de plus de\u00a0800\u00a0personnes.<\/p>\n<h3>Le temps de rendre les armes<\/h3>\n<p>L\u2019ETA a annonc\u00e9 un cessez-le-feu, et de l\u2019avis de Jean-Fran\u00e7ois Lefort, pr\u00e9sident du parti ind\u00e9pendantiste Sortu, cette d\u00e9cision prise il y a quatre ans est\u00a0<em>\u00abirr\u00e9vocable\u00bb.<\/em>\u00a0<em>\u00abIl n\u2019y aura pas de retour en arri\u00e8re,<\/em>\u00a0rench\u00e9rit Gabi Mouesca, un ancien prisonnier basque, condamn\u00e9 notamment pour avoir particip\u00e9 \u00e0 des attentats.\u00a0<em>Cette d\u00e9cision, claire, a \u00e9t\u00e9 prise dans une d\u00e9marche de r\u00e9solution du conflit.\u00bb<\/em><\/p>\n<p>Soit. Mais depuis\u00a02011, les choses pi\u00e9tinent. Si le cessez-le-feu est respect\u00e9,l\u2019ETA n\u2019a pas pour autant d\u00e9pos\u00e9 les armes.\u00a0<em>\u00abL\u2019ETA est pr\u00eat \u00e0 aller au bout du processus mais les autorit\u00e9s doivent faire un geste ! Il faut se mettre autour d\u2019une table et r\u00e9fl\u00e9chir aux modalit\u00e9s, et donner des garanties aux militants. Ils ne peuvent pas se rendre comme \u00e7a \u00e0 la gendarmerie avec leurs armes sous le bras\u00bb,<\/em>\u00a0explique Jean-Fran\u00e7ois Lefort. La feuille de route \u00e9tablie dans la d\u00e9claration d\u2019Aiete d\u00e9taille les \u00e9tapes du protocole de d\u00e9sarmement\u00a0: mise en place d\u2019une commission internationale de v\u00e9rification du cessez-le-feu (c\u2019est fait), inventaire et placement sous scell\u00e9s des armes.\u00a0<em>\u00abOn en est l\u00e0\u00bb,<\/em>\u00a0pr\u00e9cise Lefort.<\/p>\n<p>Reste la restitution effective de l\u2019armement.\u00a0<em>\u00abCela doit se faire de fa\u00e7on ordonn\u00e9e, comme l\u2019ont fait les Irlandais,<\/em>\u00a0avertit Jakes Bortayrou.\u00a0<em>Il convient notamment de nommer des observateurs neutres, et des interm\u00e9diaires officiels charg\u00e9s de r\u00e9cup\u00e9rer en toute s\u00e9curit\u00e9 les stocks d\u2019armes\u00bb.<\/em>\u00a0Il insiste, cette question du d\u00e9sarmement rev\u00eat une dimension politique\u00a0:\u00a0<em>\u00able discours actuel de l\u2019Etat fran\u00e7ais comme espagnol, c\u2019est de dire que l\u2019ETA a perdu et que ses militants doivent se rendre, avec leurs armes\u2026\u00bb<\/em>\u00a0Fin mai, la police judiciaire de Bayonne, la sous-direction antiterroriste (SDAT) de la PJ et la Direction g\u00e9n\u00e9rale de la s\u00e9curit\u00e9 int\u00e9rieure (DGSI), en collaboration avec la guardia civil espagnole, ont d\u00e9boul\u00e9 dans une villa chic de Biarritz. Une dizaine d\u2019armes et plusieurs kilos d\u2019explosifs ont \u00e9t\u00e9 r\u00e9cup\u00e9r\u00e9s. Un mauvais signal, quelques jours avant cette conf\u00e9rence parisienne, estime Louis Joinet, ancien conseiller \u00e0 Matignon et \u00e0 l\u2019Elys\u00e9e.\u00a0<em>\u00abIl est certain qu\u2019avec une op\u00e9ration comme celle-ci, la tendance radicale d\u2019ETA, bien que minoritaire aujourd\u2019hui, risque de se dire que nous sommes en train de nous faire rouler dans la farine.\u00bb<\/em><\/p>\n<h3>La conqu\u00eate de l\u2019opinion<\/h3>\n<p>L\u2019implication du politique est le point d\u00e9cisif de la Conf\u00e9rence pour la paix au Pays basque. Pour qu\u2019il aille de l\u2019avant, les Etats fran\u00e7ais et espagnol doivent imp\u00e9rativement int\u00e9grer le processus de paix, estiment les participants \u00e0 cette r\u00e9union qui se tient \u00e0 l\u2019Assembl\u00e9e nationale.\u00a0<em>\u00abC\u2019est pour \u00e7a qu\u2019on est \u00e0 Paris\u00bb,<\/em>\u00a0r\u00e9sume Ana\u00efz Funoza, la pr\u00e9sidente de Bake Bidea, une association pacifiste et citoyenne.<\/p>\n<p>Le pari est de taille, il faut mobiliser l\u2019opinion publique pour obliger le gouvernement \u00e0 se positionner.\u00a0<em>\u00ab\u00c7a ne doit plus \u00eatre une question basco-basque mais une question basco-fran\u00e7aise et basco-europ\u00e9enne\u00bb<\/em>, souligne l\u2019ex-prisonnier Gabriel Mouesca. Or les experts les plus mod\u00e9r\u00e9s, \u00e0 l\u2019image de Louis Joinet, premier avocat g\u00e9n\u00e9ral \u00e0 la Cour de cassation et ancien conseiller pour les droits de l\u2019homme \u00e0 Matignon puis \u00e0 l\u2019Elys\u00e9e, d\u00e9noncent l\u2019inertie des gouvernements.\u00a0<em>\u00abL\u2019objectif de cette conf\u00e9rence est de faire bouger les lignes, de faire en sorte que la France et l\u2019Espagne mettent fin \u00e0 l\u2019autisme\u00bb, souligne Louis Joinet. \u00abSans coop\u00e9ration des Etats avec l\u2019ETA, il n\u2019y a pas de solution.\u00bb La France se voit reprocher son \u00absuivisme\u00bb sur la question basque. Paris serait trop proche des positions du gouvernement espagnol.<\/em><\/p>\n<p>Jakes Bortayrou, issu de la formation ind\u00e9pendantiste Abertzale, y voit un certain paradoxe\u00a0:\u00a0<em>\u00abLa France a une vraie ambition diplomatique \u00e0 l\u2019international mais refuse de s\u2019engager dans un conflit qui se d\u00e9roule sur son propre territoire.\u00bb<\/em>\u00a0Une frilosit\u00e9 que ne comprend pas Jean-Ren\u00e9 Etchegaray, maire centriste de Bayonne\u00a0:\u00a0<em>\u00abL\u2019action arm\u00e9e a cess\u00e9, la donne a chang\u00e9, les discours aussi. Il serait grave et irresponsable que les gouvernements ne nous tendent pas la main\u00bb<\/em>. Si le parti populaire (PP) espagnol a longtemps us\u00e9 de la menace terroriste au Pays basque comme d\u2019un argument \u00e9lectoral, le conflit basque n\u2019a jamais beaucoup pes\u00e9 dans le d\u00e9bat politique hexagonal. Une erreur selon Max Brisson (UMP), premier vice-pr\u00e9sident du conseil d\u00e9partemental des Pyr\u00e9n\u00e9es-Atlantiques\u00a0:\u00a0<em>\u00abJ\u2019ai le sentiment que Madrid n\u2019envisage qu\u2019une victoire militaire et que la France est en phase avec le gouvernement espagnol. Or la solution ne peut \u00eatre que politique.\u00bb<\/em>\u00a0Mobilis\u00e9 sur la r\u00e9solution du conflit basque depuis pr\u00e8s de trente-cinq ans, Louis Joinet se veut n\u00e9anmoins optimiste\u00a0:\u00a0<em>\u00abPour la premi\u00e8re fois, j\u2019ai le sentiment que \u00e7a peut aboutir. La preuve, m\u00eame les Corses commencent \u00e0 trouver le processus de paix int\u00e9ressant !\u00bb<\/em><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<\/div>\n<div class=\"authors-container\" style=\"text-align: justify;\">\n<p>Marie PIQUEMAL et H\u00e9l\u00e8ne SERGENT<\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n<p>&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Quatre ans apr\u00e8s le cessez-le-feu annonc\u00e9 par l\u2019ETA, une conf\u00e9rence r\u00e9unissant \u00e9lus, magistrats et\u00a0ind\u00e9pendantistes s\u2019ouvre ce jeudi \u00e0 l&rsquo;Assembl\u00e9e nationale, \u00e0 Paris. 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